
Spiritualité
| L’être humain passe nécessairement dans sa vie par de multiples états d’âme qui sont souvent diamétralement opposés. Il ressent parfois de l’euphorie et tombe parfois dans les ténèbres de la dépression ; il manifeste tantôt de l’allégresse, tantôt du désarroi ; il s’élance motivé par l’espoir puis se résigne abattu par la déception ; il baigne joyeusement dans la facilité puis affronte |
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Etymologiquement, le verbe « Sâma » (Jeûner) signifie s’abstenir, renoncer à, s’interdire, se taire. Le terme coranique « siyâm », désigne le jeûne obligatoire du mois du Ramadan, quatrième pilier de l’Islam. Contrairement aux autres actes d’adoration, le jeûne ne peut être jugé et apprécié que par Allâh |
| Le voilà de retour, fidèle au rendez-vous, comme chaque année. Le mois de Ramadan est un invité de marque que l’on attend toujours avec impatience. Il est le neuvième dans la hiérarchie du calendrier islamique, il passe pour être le plus sacré de tous les mois. |
Il est de bon ton aujourd’hui de promouvoir à cor et à cri la protection de l’environnement : tous les pays développés s’engouffrent dans cette voie pour tirer leur épingle du jeu politique et asseoir leur leadership dans ce domaine à l’échelle planétaire. Initialement, pourtant, cette noble cause ne fut pas la leur : les pays industrialisés sont même les principaux responsables de la dégradation écologique du fait de leur mode de gestion et de consommation effrénée des ressources naturelles.

Lorsque le croyant s’acquitte de quelques devoirs prescrits par l’Islam, ou qu’il évite certains interdits, son for intérieur peut être gagné par le sentiment du devoir accompli.
Où est le danger ? Le diable est en vérité l’ennemi juré des hommes, et particulièrement des musulmans : il ne peut supporter la rectitude pour eux, aussi profite-t-il de chaque faille pour les faire glisser. L’ignorance et le manque de vigilance à l’égard de l’ego sont deux des portes d’entrée du démon : l’autosatisfaction est un risque majeur pour les musulmans qui ne prémunissent pas leur âme – par l’introspection – contre les insufflations démoniaques. À l’identique, des connaissances religieuses rudimentaires et surestimées mènent à l’infatuation ; la naïveté et le peu de savoir d’une partie de la communauté musulmane renforcent cet orgueil : ils élèvent en une position imméritée des individus qui n’ont pas apporté la preuve de leur érudition.

Allâh
a pourvu l’homme de deux ailes, la crainte révérencielle et l’espoir, qui le maintiennent en équilibre dans son rapprochement vers Lui. La première aile traduit la certitude de l’existence du châtiment et la deuxième exprime la conviction que le pardon et la miséricorde de Dieu sont effectifs ici-bas et au-delà. C’est dans ce sens qu’Allâh
dit dans le Coran : « Peut-on comparer [le pécheur] à celui qui passe ses nuits en prière, prosterné et debout, craignant la vie future et plaçant son espoir dans la Miséricorde de son Seigneur ? Dis : "Sont-ils égaux, ceux qui ont reçu la science et ceux qui ne l’ont point reçue ?" Seuls les doués d’intelligence sont à même d’y réfléchir. », s. 39 Az-Zoumar (Les Groupes), v.9. Il rappelle à juste titre que celui qui passe ses nuits à craindre les supplices de l’au-delà, à espérer le pardon divin et qui manifeste de la dévotion dans ses actions est meilleur que celui qui vit dans l’ignorance et l’inconscience aveugles. Ce dernier n’appréhende aucunement ce qui l’attend et n’envisage même pas la possibilité qu’Allâh
le tire de son obscurantisme vers un état de lucidité bénéfique.
L’humain passe intérieurement et extérieurement par de multiples états, qui varient au gré de divers facteurs : l’homme est parfois fragilisé par la maladie, mais il est en bonne santé le reste du temps ; il est tantôt très occupé par un travail, tantôt il dispose de son temps libre comme il l’entend. Sa vie spirituelle connaît les mêmes fluctuations : la foi passe d’une ferveur débordante à une accalmie végétative et ce, de façon cyclique. Telle est la condition humaine, en l’occurrence celle du musulman : une suite de variations qui constituent pour l’ennemi de l’homme autant de brèches à exploiter …
Chasteté, pudeur et virginité sont des qualités nobles prônées par l’Islam, mais elles semblent être devenues des valeurs galvaudées dans nos sociétés dites modernes et libérées : le relâchement des mœurs prend des proportions démesurées au point que liberté et libertinage se confondent. En promouvant la chasteté, l’Islam n’a pas innové, mais a entériné une loi divine figurant dans les autres grandes religions et courants philosophiques du monde tels que le judaïsme, la chrétienté et le bouddhisme.
Ce concept est-il désuet ? La virginité est-elle juste le fait des femmes, ou concerne-t-elle aussi l’homme ? Que penser de la tradition qui tend à prouver la pureté de la mariée par le brandissement en public du drap de la nuit de noce souillé du sang virginal ? Est-ce que la pureté de la femme dépend seulement de son hymen intact ? Quelles sont les réponses de l’Islam à toutes ces questions légitimes ? Pour le savoir, se référer aux sources-mêmes de la religion, le Coran et la tradition prophétique, est indispensable.

Le Saint Coran représente la source primordiale d’où proviennent les principes fondamentaux de la foi, de la pratique et de la législation musulmanes. Les croyants y puisent également les bases de leur éthique, cultivant ainsi la noblesse de caractère pour une meilleure vie sociale. Mais quelle est la véritable nature de ce Livre Saint ? Comment l’homme doit-il interagir avec lui ? Que peut-il en tirer ? Les réponses à ces questions essentielles permettront à l’être humain de trouver sa place sur Terre, mais aussi auprès de Dieu.
Dans la première partie de l’article, il était question de savoir ce que représente le Coran et quelle est la place de l’être humain dans ce monde. Cette deuxième partie traite plutôt de la relation que doit entretenir l’homme avec l’âme de l’Univers pour espérer
Allâh

En arabe, « al-istikhâra » signifie la demande de ce qui est le mieux dans une chose.
Plus spécifiquement, selon la terminologie religieuse, l’istikhâra c’est le fait de demander de choisir : les croyants placent leur confiance en Allâh
et s’en remettent à Lui pour tout évènement et choix importants dans leur vie terrestre (mariage, voyage, commerce, etc.) ; pour cela, ils effectuent deux unités (raka‘s) surérogatoires après lesquelles ils invoquent Allâh
, selon des termes consacrés, pour qu’Il choisisse ce qu’il y a de mieux pour leur projet.
Lire la suite : La prière de consultation (salât al-istikhâra)
Le Prophète
disait : « Je n’ai été envoyé [comme Messager] que pour parachever les nobles caractères. » Sa parole était de montrer et d’expliquer aux humains l’éthique comportementale préconisée par l’Islam.
Il ajoutait : « La religion c’est le comportement. » ; « Ce qui pèsera le plus lourd le jour de la Résurrection c’est la crainte de Dieu et la bonne éthique. »
Lire la suite : Les obstacles à la rectitude (1/2) : La colère et le plaisir
L’envie/La jalousie
Ce sont certes des émotions innées, mais elles sont malsaines : maladies du cœur, elles causent des souffrances et des dégâts pouvant devenir chroniques et irréversibles.
L’Envoyé de Dieu
enseignait : « Deux loups affamés lâchés dans une bergerie ne sont pas plus dévastateurs que la cupidité et l’envie pour la

L’Islam préconise un mode de vie global qui prend en compte tous les aspects du quotidien des croyants. Ainsi, le Messager d’Allâh
enseigne à sa communauté les convenances du sommeil pour en tirer tous les bénéfices et en éviter les méfaits :
· Effectuer consciencieusement ses ablutions accompagnées des invocations adéquates ;
La piété filiale constitue l’action la plus agréable à Dieu comme le dénotent ces paroles d’Aboû ‘Amr Ach-Chaybânî : « Le propriétaire de cette maison [‘Abdoullâh Ibnou Mas‘oûd] nous a rapporté : “J’ai demandé à l’Envoyé de Dieu (sur lui la grâce et la paix), quelle est l’œuvre la plus agréable à Dieu (qu’Il soit exalté et magnifié) ? Il a dit, la prière à l’heure. J’ai demandé, ensuite laquelle ? Il a dit, le respect de lapiété filiale. J’ai demandé ensuite, laquelle ? Il a dit, le combat dans le sentier de Dieu (al-jihâd fî sabîli-l-lâh).” » [Unanimement reconnu.]
Lire la suite : Que grâces soient rendues à mes parents (1/2)

Chaque musulman chemine à son rythme vers Allâh
. Il accomplit ses différents devoirs, s’écarte de tout ce qui est proscrit par l’Islam, multiplie les adorations… mais il arrive parfois qu’il pense avoir réalisé le nécessaire et se complait alors dans une certaine pratique qu’il estime idéale : une évidente confiance s’empare de lui.La vision qu’il a de lui-même s’opère à travers l’œil de satisfaction qui le tranquillise. Le risque est qu’il peut facilement basculer vers « al-‘oujb » (la prétention) ou « at-takabbour » (l’orgueil).
Lire la suite : L'examen de conscience : al-mouhâsabah ou l'auto-critique




