Jurisprudence Mâlikite
Jurisprudence Mâlikite
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La jurisprudence est apparue en tant que science scolastique après la mort du Prophète L’accent sera mis dans cette rubrique sur la jurisprudence mâlikite. Cette doctrine, empreinte tout à la fois de rigueur et de souplesse, est le rite officiel des pays du Maghreb et de certains pays d’Afrique. Elle peut être modulée au gré des circonstances de la vie moderne en tout lieu, d’où son intérêt pour les musulmans vivant en minorité dans des pays non islamiques. |
Jurisprudence Mâlikite
Le dynamisme du rite mâlikite passe par sa capacité à réunir et concilier des sources très différentes qui oscillent entre la fidélité du texte et la véridicité des avis émis. D’ailleurs, la diversité de ses principes révèle à la fois une résistance à considérer les textes comme une matière immuable et un refus de recourir excessivement à la raison. C’est précisément dans cette orientation que réside le secret de la sagesse et du juste milieu spécifiques à l’école mâlikite.
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Définitions
Le verbe arabe « tahhara » ( طهَّر ), traduit par « purifier » en français, signifie à la fois « être pur » et « se préserver de la souillure ». |
Lire la suite : (3) La purification (1/5) : l'eau et les impuretés
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Il existe trois types d’ablutions en Islam : la petite ablution (الوُضوء), la grande ablution (الغُسُل) et la lustration pulvérale ou ablution sèche (التَّيَمُّم). Le musulman aura recours à l’une ou à l’autre en fonction de son état et de la conjoncture. Tantôt obligatoires, tantôt recommandées selon les adorations, les ablutions sont une condition sine qua non de la prière et ne peuvent en aucun cas être omises. Le Prophète dit à cet égard : « La prière n’est acceptée que si elle est accomplie en état de pureté. »
Lire la suite : (4) La purification (2/5) : la petite ablution
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Le Coran et la sunna ont tous deux mentionné la nécessité de recourir au bain rituel. Allâh
Lire la suite : (5) La purification (3/5) : La grande ablution (« al-ghousl » «الغُسْل »)
dit : « […] Si vous êtes en état d’impureté majeure, alors faites la grande ablution [...] », s.5 Al-Mâ’ida (La Table), v.6. D’après Aboû Hourayra
, le Prophète
a dit : « Quand l’homme se place entre les bras et les jambes de la femme, et qu’il y a pénétration, la grande ablution est obligatoire (pour l’un et pour l’autre). » (Rapporté par Al-Boukhârî).
Le ghousl est tantôt obligatoire, tantôt vivement recommandé.
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Le tayammoum, dit « ablution sèche » ou encore « ablution pulvérale », est une alternative aussi bien à la petite qu’à la grande ablution sous certaines conditions ; il s’effectue sans eau. Sa pratique est mentionnée dans le Coran : « Si vous êtes malades, ou en voyage, ou revenez de la selle, ou avez touché à des femmes et ne trouvez pas d’eau, utilisez en substitution un sol sain pour en passer sur votre visage et vos mains. », s.5 Al-Mâ’ida (La Table), v.6.
Lire la suite : (6) La purification (4/5):L’ablution sèche («at-tayammoum» «التّيَمُّم»)
‘Imrâne Ibnou Houçayn
rapporte dans quelles circonstances le Prophète
a évoqué le recours au tayammoum : « Lorsque la prière fut terminée, on s’aperçut qu’un des fidèles était resté à l’écart et n’avait pas prié. ― Ô un tel, s’écria l’Envoyé de Dieu, qu’est-ce qui t’a empêché d’accomplir la prière avec les autres ? ― J’étais en état d’impureté majeure, répondit l’homme, et je n’avais pas d’eau. ― Il fallait, reprit le Prophète
, utiliser un sol sain en remplacement, et cela aurait suffit. » (Rapporté par Al-Boukhârî)
Sa pratique est également reconnue par le consensus communautaire.
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Contrairement à l’homme, la femme a une vie génitale soumise cycliquement à des variations hormonales se traduisant par des écoulements vaginaux sanguinolents : ce sont les menstrues. Suite à un accouchement, il est normal qu’il y ait aussi une perte sanguine. En dehors de ces deux moments et en dehors des délais d’écoulement juridiquement définis, toute apparition de flux sanguin relève du sang maladif autrement nommé « les métrorragies ».
Lire la suite : (7) La purification (5/5) : menstrues, lochies et métrorragies
Ces épanchements sanguins influent sur la pratique cultuelle de la femme, c’est pourquoi elle doit apprendre à reconnaître leurs caractéristiques, leur début et leur cessation.
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La prière (« aç-çalât : الصَّلاة ») est le pilier le plus important de l’Islam. Elle est en effet la seule obligation à avoir été communiquée directement par Allâh |
Allâh
enseigne dans le Coran : « […] Accomplis la çalât, car la çalât préserve des turpitudes et des actes blâmables. Y a-t-il un acte plus grand que celui de se souvenir du Seigneur Qui connaît parfaitement ce que vous faites ? », s.29 Al-‘Ankaboût (L’Araignée), v.45.
Lire la suite : (8) La prière (1/10) : les temps des prières
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Avant d’accomplir la prière, il est nécessaire que le fidèle s’assure de l’entrée de son temps légal. Pour cela, un appel en des termes bien définis est lancé pour marquer le début du temps d’une prière canonique : il s’agit de « al-adhân : الأذَان ». Un autre appel précède directement l’accomplissement de la prière : « al-iqâma : الإقَامَة ». |
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Pilier fondamental de l’Islam, la prière (« aç-çalât : الصَّلاَة ») est le lien sacré qui relie le serviteur à son Seigneur au moins cinq fois par jour. Son importance est telle que l’existence de conditions précises est indispensable à sa validité. Les modalités préalables à la prière se divisent en trois catégories : les conditions d’exigibilité (« شُروطُ الوُجوب : chouroût al-woujoûb ») qui la rendent obligatoire pour le croyant ; les conditions indispensables à sa validité (« شُروطُ الصِّحَّة : chouroût aç-çihha ») ; et celles qui relèvent à la fois de l’exigibilité et de la validité.
Lire la suite : (10) La prière (3/10) : conditions requises avant l'accomplissement de la prière
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Après avoir formulé l’iqâma, le fidèle commence sa prière. Celle-ci se constitue de plusieurs éléments appelés « أركان الصّلاة : arkânou-ç-çalât » qui, s’ils font défaut, annulent la prière. Ces piliers sont au nombre de quatorze.Lire la suite : (11) La prière (4/10) : les piliers de la çalât
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La çalât se compose d’actes obligatoires (al-wâjibât : الواجِبات) et d’actes recommandés (as-sounan : السُّنَن) qui s’enchaînent de manière naturelle et équilibrée. Parmi les actes recommandés se distinguent deux catégories : les sounan propres aux prières canoniques (al-farâ’id : الفرائِض) et celles qui se rapportent aussi aux prières surérogatoires (an-nawâfil : النّوافِل). S’ajoutent à cette dernière sorte des actes qu’il est conseillé d’accomplir mais sans insistance (al-mandoûbât : المَنْدوبات).
Lire la suite : (12) La prière (5/10) : les actes recommandés de la çalât








